Lise Lebleux

Donner un corps au son, explorer sa physicalité dans l’espace et la manière dont il nous traverse — c’est là que se situe mon travail. Le son touche notre peau, résonne dans notre chair, s’absorbe et circule en nous : il devient une matière vivante, insaisissable mais profondément intime. Ce qui m’attire dans le son, c’est cette capacité à nous habiter tout en se déployant autour de nous. Chaque diffusion est pour moi une rencontre physique et psychique entre un lieu, des sons et des auditeur·rices ; un moment singulier où se tissent des relations sensibles. Je perçois une installation sonore comme une sculpture-architecture, comme un geste d’ajout d’une nouvelle membrane sonore connectant par le son : le corps et l’espace. Le travail de spatialisation du son se compose à partir de notre perception des espaces tout en s’appuyant sur les architectures dans lesquelles le son va se propager. À l’écoute des sons, notre corps absorbe le son, résonnant ainsi sous notre chair et dans nos os.

Sculpture-architecture / peau sonore / écologie sonore / habitant-environnement / mémoires de lieux / espaces acoustiques

Contact: lebleuxlise@gmail.com.

Portfolio disponible ici en pdf.

Design, programming: Marianne Plano. Font: Leif Book, Store Norske Skriftkompani.

Corps sonore Le Fresnoy, Tourcoing, France 2026

Ma recherche artistique s’attache à donner un corps au son. Se posent alors ces problématiques : comment le rendre palpable ? comment lui offrir une forme ?
Corps sonore est une sculpture-architecture sonore et lumineuse qui plonge le·la spectateur·rice au cœur d’un organisme vivant...

Ma recherche artistique s’attache à donner un corps au son. Se posent alors ces problématiques : comment le rendre palpable ? comment lui offrir une forme ?
Corps sonore est une sculpture-architecture sonore et lumineuse qui plonge le·la spectateur·rice au cœur d’un organisme vivant, inspiré de l’univers de l’apiculture, très présent dans mon histoire familiale. Dans cet espace, la lumière, la matière et le son sont pensés comme une seule et même entité : une architecture immersive qui vibre, respire et évolue autour des corps. Le·la spectateur·rice est invité·e à engager son corps pour éprouver un environnement fragilisé, soumis à des dérèglements et à des perturbations. L’atmosphère se charge progressivement de tensions, traversée par les signes d’un climat hostile et menaçant, révélant la vulnérabilité de cet écosystème vivant.

Installation sonore Corps sonore, présentée dans le cadre de l’exposition collective Invisibles ?, à Panorama 28, au Fresnoy – Studio national des arts contemporains. L’exposition est organisée sous le commissariat d’Annabelle Ténèze, directrice du Louvre-Lens.